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Les quatre piliers de la philosophie QDM4- La surveillance du chepte |
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| 1- La gestion du cheptel
La gestion du cheptel est la partie la plus
importante du QDM. La détermination du nombre approprié de cerfs à récolter par
sexe et par âge est essentielle. La première étape est d'établir le nombre de
cerfs que l'habitat peut biologiquement et socialement supporter. Ainsi, la
qualité de l'habitat détermine la taille du cheptel, sa qualité, et les
conditions de récolte pour les deux sexes. Dans certains secteurs, le cheptel de cerf est
au-dessus de la densité optimale. Dans ce contexte, une stabilisation ou une
réduction du cheptel s'avère nécessaire. En fait, la récolte appropriée de
femelles est souvent l'aspect le plus important de ce type de gestion.
Traditionnellement, celles-ci ont été protégées contre la récolte en raison de
leur rôle reproducteur. Aujourd'hui, dans beaucoup de secteurs, une récolte
accrue de femelle améliore la structure sociale et la santé du cheptel sans
compromettre la taille ou la stabilité de celui-ci. Un autre aspect important de la gestion d'un cheptel, c'est l'établissement d'une restriction adéquate pour la récolte des mâles. Des restrictions sont établies sur une base de propriétés spécifiques selon les objectifs des chasseurs, la taille de la propriété, la qualité de l'habitat, le type de gestion sur les propriétés environnantes et d'autres facteurs. Un point de départ raisonnable pour la plupart des programmes de QDM est la protection des mâles de 1.5 ans. Plusieurs caractéristiques peuvent être employées pour distinguer les mâles de 1.5 ans des mâles plus âgés. D'une façon simple, la plupart des propriétés emploient des caractéristiques reliées au panache, telles qu'un nombre minimum de pointes. Cependant, dans beaucoup de secteurs, le nombre de pointes est un pauvre indicateur de l'âge et ne devrait pas être employé comme étant la seule restriction de récolte. D'autres caractéristiques du panache, telles que la largeur et la longueur des pointes, sont généralement de meilleurs estimateurs de l'âge, mais plus difficiles à juger pour le chasseur moins expérimenté. Si possible, des caractéristiques reliées au panache en combinaison avec celle du corps du cerf devraient être employées pour augmenter la fiabilité sur la prédiction de l'âge. La combinaison appropriée des restrictions qui
protègent mieux les mâles de 1.5 ans est déterminée en examinant les données de
la récolte des années précédentes sur votre propriété. La restriction choisie
devrait protéger la majorité des mâles de 1.5 ans, particulièrement les grands
mâles panachés de 1.5 ans. Si aucune donnée précédente n'est disponible, il en
tient à vous ou à des consultants dans le domaine pour effectuer les
observations de terrain afin d'estimer les règles de restriction applicables
dans votre secteur. Souvent, les participants à la philosophie QDM
augmentent la restriction de récolte afin de protéger des cerfs de plus de 1.5
ans. Sous de telles restrictions, la taille du panache des mâles matures peut
changer considérablement. Par conséquent, une erreur à éviter est
l'établissement d'une restriction minimale de récolte tellement haute que
beaucoup de mâles matures n'atteignent jamais le statut recherché. Ceci peut
avoir comme conséquence l'augmentation de petits mâles matures peu panachés qui
se multiplient beaucoup et qui peuvent affecter négativement la taille des
panaches du cheptel avec le temps. Plusieurs recommandent de récolter ces petits
mâles matures. Cependant, ceci exige beaucoup d'expérience de la part des
chasseurs afin d'estimer l'âge des cerfs et la taille de leur panache. Plusieurs
spécialistes dans le domaine conviennent que des mâles ne devraient pas être
récoltés jusqu'à ce qu'ils soient de l'âge d'au moins de 3,5 ou 4,5 ans. D'une
façon générale, cette approche est réservée pour les chasseurs très expérimentés
sur des propriétés pratiquant la gestion "trophée" de cerfs. Les besoins nutritionnels du Cerf de
Virginie La gestion de la végétation naturelle La végétation naturelle inclut toutes les espèces indigènes ou
introduites sur une propriété. Puisque ces espèces font partie du régime
alimentaire du cerf, l'espèce la plus souhaitable devrait être disponible en
abondance. Bien qu'il soit possible de planter ou semer certaines espèces
indigènes souhaitables, il est plus économique et salutaire de travailler
l'habitat pour encourager les essences favorables et pour décourager les
essences indésirables. Les techniques de gestion de l'habitat peuvent inclure
les feux contrôlés, le fauchage, le désherbage, la fertilisation et
l'utilisation d'herbicides sélectifs. La détermination de la meilleure technique
ou la combinaison des techniques pour votre secteur dépend de l'endroit de votre
propriété, de sa taille, de la qualité de l'emplacement, de la végétation
existante, des buts de la gestion, de l'équipement disponible et des ressources
financières. Par conséquent, nous vous recommandons d'obtenir des conseils d'un
professionnel avant d'entreprendre un programme de gestion de
l'habitat. Les champs nourriciers (Food Plots) Une fois correctement établies et maintenues, les champs nourriciers sont une procédure de gestion de l'habitat très salutaire. Les champs nourriciers incluent toutes les espèces plantées d'une façon agricole pour augmenter la quantité et/ou la qualité du fourrage disponible aux cerfs. La question qui revient le plus souvent lors de la mise en place d'un champ nourricier est: qu'elle est la meilleure espèce que je devrais planter pour mon cheptel ? La réponse est rarement simple. Il n'y a aucun "haricot magique" qui accomplissent les besoins diététiques des cerfs de Virginie sur une base annuelle. Déterminer laquelle des espèces ou des groupes d'espèces dépend de beaucoup de facteurs. La première étape dans un programme de création d'un champ nourricier est de déterminer l'endroit, la taille, la forme, la distribution, et toute la surface cultivée du champ nourricier requise. Le choix des emplacements avec les meilleures caractéristiques de sol est très important et une carte de sol du votre secteur peut être d'un grand secours. Au point de vue des superficies requises, les récentes recherches suggèrent qu'aussi peu que 1% de la surface d'une propriété plantée avec des espèces de haute qualité disponible le plus longtemps possibles pendant l'année peut améliorer l'état global d'un cheptel. Un objectif plus agressif serait de 3 à 5% de la surface. Les champs nourriciers devraient être d'une taille entre une moitié et trois acres, irrégulièrement formées, et également distribuées sur toute la propriété. Il est plus difficile de contrôler de petites parcelles de terrain (1/4 ou 1/2 acre) et elles sont plus vulnérables à un broutage intensif limitant ainsi la croissance du fourrage et par le fait même le développement de son potentiel nutritif. La deuxième étape est d'effectuer une analyse du sol. Pour un coût minimal, l'analyse du sol fournira un sommaire détaillé du sol, du pH (niveau d'acidité) et du niveau des nutriments présents. Sans cette connaissance, il est difficile d'estimer la quantité de chaux et/ou d'engrais qui devront être ajouté pour maximiser vos rendements. La troisième étape est de décider si vous devez planter des
annuelles ou des vivaces ou une combinaison des deux. Les annuelles se
développent que durant une seule saison seulement, tandis que les vivaces
peuvent se développer pendant plusieurs années. Les annuelles se développent
plus rapidement, mais doivent être ressemer à tous les ans ce qui augmente le
coût et les besoins de main-d'œuvre. Les vivaces exigent le fauchage, la
fertilisation, et le désherbage périodique des herbes indésirables. Cependant,
une fois semées et contrôlées correctement, elles produisent généralement un
rendement plus élevé et sont moins coûteuses que les plantations
annuelles. L'alimentation supplémentaire L'alimentation supplémentaire est la pratique par laquelle on alimente les cerfs avec du maïs, soja ou des granules spécifique et ce, en grande quantité tout au long de l'année ou pendant des périodes spécifiques. Cette pratique diffère de la première parce que l'emphase est mis principalement à améliorer la santé de cerfs sans augmenter la densité ou la récolte de cerfs. Il se peut que les précipitations insatisfaisantes, les sols
pauvres ou les contraintes des propriétaires foncier empêchent les chasseurs
d'entreprendre des programmes d'amélioration de la végétation ou l'établissement
d'une nourriture de haute qualité. A ce moment l'alimentation supplémentaire
fournit un moyen efficace pour améliorer la nutrition disponible aux cerfs.
Cependant, cette pratique est plus coûteuse que d'autres techniques de gestion
et elle demande plus de temps et de main-d'œuvre. En outre, l'alimentation
supplémentaire est fortement controversée parmi des professionnels de la faune
parce qu'elle a été liée à la transmission de certaines maladies et de
parasites, dont certains ont des implications en santé humaine. En tant que
tels, des programmes d'alimentation supplémentaires ne devraient pas être
appliqués dans les secteurs avec risque de maladie et devraient être considérés
soigneusement avant une mise en pratique dans d'autres secteurs. 3- La gestion du chasseur La gestion du chasseur est un aspect souvent difficile du QDM. Dans un groupe de chasseurs, le soutien au QDM peut varier. Il est difficile d'atteindre les objectifs du QDM à moins que tous les chasseurs soient entièrement engagés dans cette approche. L'éducation est la clé et les chasseurs doivent comprendre entièrement les avantages et les coûts du QDM avant qu'ils deviennent d'actifs participants. La participation active à un programme QDM exige des chasseurs de se renseigner sur l'écologie du cerf, son comportement et de devenir gestionnaire de leur chasse. Ils doivent pouvoir distinguer les faons, les mâles de 1.5 ans, les mâles intermédiaire-âgés (2,5 et 3,5 ans), et les mâles matures (4,5 ans et plus). La compréhension de ces distinctions exige la connaissance de la taille du corps, la forme, le comportement, et d'autres informations connexes au sexe et à l'âge. Une fois encore, l'éducation est la clé du succès. Cette connaissance accrue, amène un plus grand respect de l'expérience de l'individu qu'à son expérience du nombre ou de la taille des cerfs récoltés. Les conversations avec d'autres chasseurs deviennent centrées sur ce qui est observé plutôt que ce qui est récolté. En bref, le QDM stimule un sens de fierté et de respect envers le cerf de Virginie et l'environnement en général. 4- La surveillance du cheptel La surveillance du cheptel est un autre pilier important du QDM. Il y a deux types de données généralement rassemblées soit, les " données de récolte " et les " données d'observation ". Les données de récolte devraient être compilées pendant la saison de chasse où lors de la découverte de cerfs trouvés morts (observation de terrain). Les données d'observation peuvent être collectées à toutes occasions mais généralement pendant la période de chasse. Ensemble, ces données peuvent aider le chasseur et le gestionnaire à prendre des décisions éclairées à propos de leur future récolte. Des données de qualités génèrent habituellement de bonnes décisions de gestion. Inversement des données de piètres qualités ou incomplètes induisent fréquemment la prise de décisions erronées. Une quantité substantielle de données est nécessaire afin d'obtenir une bonne image du cheptel. Sur plusieurs propriétés, le nombre de cerfs récoltés est trop petit et les mesures sont trop variables pour que les conclusions soient tirées avec une seule année de données. Par conséquent, des données doivent être compilées sur plusieurs années ou combinées avec les données des propriétés environnantes pour déterminer des tendances dans le cheptel. Les données provenant de la récolte Les données reliées à la récolte sont généralement les informations les plus importantes pour baser les décisions de gestion. Cependant, la qualité des décisions sera directement en lien avec la qualité des données recueillies. Par conséquent, les données de récolte doivent être complètes et uniformément compilées pour chaque cerf récolté. Ceci devrait être rendu obligatoire. Si ce genre de compilation semble difficile, une station de contrôle ou un hangar commode et bien équipé aidera à encourager la collecte de données. Si possible, une personne devrait enregistrer toutes les données qui devraient inclure la date de récolte, le sexe, le poids, l'âge (mâchoire), l'endroit de la récolte, le nom du chasseur, et toutes observations ou commentaire utiles. Les données additionnelles compilées sur les mâles devraient inclure le nombre de pointes, la largeur du panache, la longueur des pointes, la circonférence à la base, et probablement d'autres détails tels que le pointage du panache (ex :Boone and Crockett). Les données additionnelles qui sont compilées incluent l'évidence de la lactation et de l'information fœtale. Toutes les mâchoires devraient être gardées jusqu'à 2 ans après la saison de chasse pour des expertises appropriées par un biologiste expérimenté au besoin. Avec la pratique, les chasseurs peuvent devenir efficaces pour estimer l'âge d'un cerf. Plusieurs informations sur l'identification de l'âge des cerfs sont fournies par l'association QDMA. Les données de récolte fournissent des renseignements utiles concernant l'état d'un cheptel. Une fois comparées aux années précédentes, les données de récolte fournissent l'occasion de suivre l'évolution du programme de gestion. Cette information est particulièrement utile dans les programmes de QDM qui mettent en application des restrictions pour protéger les jeunes mâles. Données d'observation Des données d'observation peuvent être compilées par des chasseurs ou avec les appareils photo munis de détecteurs de mouvement (style VIGIL). Chaque cerf devrait être compté pendant chaque promenade, même si on observe le même animal pendant une période précédente d'observation. Ceci signifie que le même animal peut être compté plusieurs fois pendant une saison. Cette façon de procéder est adéquate et le but recherché n'est pas de compter chaque cerf différent sur une propriété, mais de déterminer plutôt l'abondance relative de cerfs et la proportion de mâles et des faons. Les cerfs qui ne peuvent être franchement identifié comme mâle, femelle ou faon, doivent être enregistrés en tant "qu'inconnu". Une quantité faible de données justes vaut mieux qu'une grande quantité de données de qualité moindre contenant de nombreuses erreurs d'identification. L'utilisation d'appareils photo avec détecteurs (style Vigil) placés le long des sentiers ou de points d'alimentation est une méthode relativement nouvelle pour rassembler des données d'observation. Ces appareils photo ont l'avantage qu'ils peuvent surveiller des cerfs 24 heures sur 24 même lorsque personne n'est présent dans le secteur. Ils peuvent aussi fournir des photographies utiles de référence. C'est particulièrement important pour les mâles matures, qui sont rarement vus par des chasseurs exceptés pendant le rut. Les photographies prises peuvent fournir des informations pertinentes sur la taille du cheptel, le rapport de sexe, et l'abondance de mâles ainsi que la répartition selon l'âge. Ils peuvent également élever le niveau d'excitation lors de discussion et permettre de vérifier si les efforts de gestion produisent les résultats escomptés. |
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